A PROPOS

Sylhouahe5

What about me ?!

Qui suis-je ?

Cela fait plus d’une vingtaine d’années que je suis un parcours spirituel. Les pourquoi, les comment, les d’où, les vers où et les quand, ont toujours eu une place prépondérante dans mon existence.
Née dans une famille profondément athée et depuis plusieurs générations communiste, je ne trouvais pas énormément de réponses à mes questions dites « existentielles». Mais je n’en trouvai pas plus de l’autre coté, là où l’on disait que se révélait la foi, la croyance en une existence qui comprendrait le concept de la divinité. Je ne rencontrai que mensonge, manipulation, et tentative d’hégémonie sur les esprits de ce monde. Des deux cotés en fait !
Quelques philosophes me vinrent en aide tout de même, Jankélévitch, Maeterlinck, Cioran même, qui nourrit mon romantisme adolescent et désespéré comme il se doit, Platon, Socrate (l’un n’allant que très rarement sans l’autre) pour les principaux auxquels s’ajoutèrent quelques auteur.trice.s essentiellement du début du XXeme.
Je lisais, mais restais ignorante malgré toute la richesse s’infiltrant dans mon crâne.
Petit à petit, au fur et à mesure des rencontres, des échanges, des dialogues, des apports divers dus à diverses expériences, l’idée se précisa. Les réponses acquirent une netteté toujours plus fine, toujours plus délicate et subtile.
Mais il me manquait un élément.
Dans les initiations, les textes, les références que je rencontrais très peu, voire aucune, ne traitaient la femme en tant qu’être humain au même niveau que l’homme. Aucune ne la décrivait tel un être susceptible d’évoluer en totalité, en complétude absolue. La femme avait toujours besoin de l’intervention de l’homme pour réaliser son cheminement spirituel, pire, pour beaucoup, elle n’était qu’un instrument servant le cheminement initiatique des hommes. Même les enseignements qui prétendaient libérer les femmes, qui affirmaient vouloir les sortir de leurs conditions de sous-humains, les maintenaient dans un système de dépendance à l’homme sans réellement leur montrer les nombreuses voies s’offrant à elles. Tout cela parce que ces enseignements, qu’ils soient anciens ou récents, s’appuyaient, parfois inconsciemment, sur les conceptions religieuses traditionnelles, celles-là mêmes qui avaient organisé nos civilisations en systèmes hyper-patriarcaux.
Il me fallut longtemps avant d’accepter, d’admettre, que le chemin que je suivais alors n’était pas exactement celui que je cherchais, qu’il ne correspondait pas à ma vision des choses, à mon « ressenti » intérieur. Il n’était pas mauvais en soi, il était tout bonnement inconscient de son incomplétude malgré ses efforts pour dépasser les limitations des dogmes religieux duquel il tentait d’émerger.
Il maintenait la femme dans son état de diabolisation (la mère créant dans la forme, la souffrance et le sang), d’outil (la muse inspiratrice au service du génie mâle), de fantasme (la vierge sage mais néanmoins sexy). Il parlait de « totalité », d’ « unité » sans jamais réussir à concevoir un moyen déterminant pour y atteindre. L’incarnation dans un corps de femme symbolisait une perte, celle de l’ « épée », une punition d’avoir été en tant qu’homme trop guerrier, trop assassin, d’avoir représenté le pire de l’ignominie dans ses incarnations passées. A elle la matière, la mort, l’ombre et l’ignorance, à lui l’esprit, la vie, la lumière et la conscience. Le but de la femme était de redevenir homme en « rédemptant », « redomptant », toute la part maudite, animale, destructrice, honteuse qui avait fait d’elle cette femme dans ce corps trop charnel.
Il me fallait reprendre ma réflexion différemment, rediriger l’aiguille de ma boussole vers un autre pôle ; travailler à la dé-diabolisation de la femme au sein des traditions spirituelles majoritaires et lui permettre de retrouver une connexion interne, un lien avec sa propre divinité réelle qui ne lui demande pas l’humiliation des enseignements phallocrates.
Beaucoup de courants féministes, à l’heure actuelle et surtout depuis les années soixante-dix, ont permis aux femmes (malheureusement essentiellement occidentales ; il reste beaucoup de travail à faire dans les trois-quart des pays de ce monde) d’acquérir des droits sociaux, d’atteindre des positions hiérarchiques dans les entreprises inconcevables il y a un siècle. Les femmes peuvent désormais disposer de leurs corps, choisir leur mode d’existence, à savoir si elles veulent ou non se marier, avec qui, comment, mener une carrière ou non (même s’il leur est encore difficile d’atteindre certains niveaux hiérarchiques ou certains « milieux », les choses sont possibles). Elles peuvent choisir d’être mère au moment où elles le désirent, ou de ne pas l’être, le fait d’être femme n’impliquant pas obligatoirement être mère un jour.
Bref, la femme sort la tête de l’eau au niveau social, matériel et financier.
Mais est-ce suffisant ?
Il est bien évident que non.
Nous ne pouvons pas nous contenter d’une « révolution » qui se borne à une réalité intellectuelle et politique, la femme doit pouvoir accéder à une autre légitimité autrement plus conséquente, bien plus profonde.
Car, malgré les droits, malgré les nouvelles ouvertures sociales, la femme ne reste jamais qu’un morceau de la cage thoracique d’Adam, la Pandore par qui tous les malheurs arrivent, la sorcière hérétique. La femme libérée occidentale conserve au-dessus de la tête l’éternelle malédiction, telle une épée de Damoclès inconsciente, de la tradition judéo-chrétienne millénaire.
L’ère judéo-chrétienne aura été particulièrement destructrice, envoyant dans le néant des traditions plus anciennes, intègres et authentiques, massacrant pour toujours des cultures d’une grande richesse, des conceptions et des pratiques spirituelles bien plus harmonieuses, bien plus évoluées qu’elle n’en embrassera jamais.
Rares furent les femmes mystiques chrétiennes et nombreuses furent celles qui finirent sur les bûchers. Pourquoi ?
Pourquoi une telle opprobre sur les femmes dans les sociétés patriarcales ?
Quel est le danger qui justifierait de tels traitements ?
Aucun.
A part peut-être que la femme enfante et que l’homme se sentant exclu du phénomène de la perpétuation de l’espèce, cherche un rôle, la perpétuation de sa propre existence en se prolongeant lui-même, donnant son nom à l’enfant de la femme en guise de sa seule immortalité.
De là viennent déformations et déstructurations des mythes anciens, de là vient la misogynie des textes bibliques, des légendes gréco-romaines, des mythes indo-européens, de là l’exclusion des femmes à la vie citoyenne, sa mise en esclavage.
Car il ne faut pas se tromper, ce n’est pas une quelconque infériorité physique, ni les nombreuses grossesses qui firent perdre son statut de citoyenne à la femme, c’est la destruction de sa connexion spirituelle qui fit d’elle la « chose » de l’homme. La femme n’ayant plus d’âme retombait au niveau de l’animal.
Que la femme retrouve son âme et le contact avec son existence spirituelle, elle redevient un être à part entière, indépendant, responsable face à Dieu, apte à participer totalement, en toute conscience au processus de l’évolution universelle.
Parallèlement au mouvement féministe social, quelques femmes, et quelques hommes aussi, se concentrèrent sur le travail essentiel de relecture des textes anciens, de la Bible, de la Torah, des livres des mythes de nombreuses cultures à partir des écrits d’origine, dans la langue d’origine. Un travail minutieux qui met à jour la déformation calculée que subirent ces textes au passage de chaque traduction. D’autres encore se consacrèrent à la collecte des légendes pré-chrétiennes, païennes et polythéistes, refaisant le contact avec La Religion Primordiale.
Ce sont ces travaux que je découvre petit à petit et que je vous présente au fur et à mesure de l’édition de ce site. Chaque jour grâce à eux ma propre réflexion grandit, se précise et s’intensifie, Je comprends de plus en plus, j’accepte, je remercie mon incarnation dans ce corps de Femme et partage ici ma joie de cette découverte.

Quoi ?

Esprit de Femmes se veut être une librairie ésotérique, spécialisée dans la recherche et la « documentalisation » d’ouvrages liés à la spiritualité féminine. Son but est de stocker et de mettre à disposition ces ouvrages, de les référencer et de réaliser des recherches afin de les sortir – parfois – de l’anonymat où ils se trouvent trop souvent.
Ces ouvrages n’étant pas toujours, voire fort rarement, en français, nous chercherons autant que possible à les faire traduire et à les éditer sous quelque forme que ce soit (pdf, papier, vidéo, audio, etc.). Lorsqu’ils sont sous une forme virtuelle nous nous appliqueront à leur créer au moins une base physique en les imprimant sur papier (car il se peut qu’un jour l’électricité nous manque et que nos supports écrans se retrouvent dans l’incapacité de nous afficher quoi que ce soit. Sans vouloir me montrer pessimiste, il vaut mieux tout prévoir).

Pourquoi ?

Parce que la condition féminine de part le monde ne changera pas en profondeur tant que les traditions, qui sont les véritables bases des comportements populaires dans toutes les sociétés modernes ou anciennes, diaboliseront la femme.
Parce qu’il est temps pour nous de retrouver la mémoire collective de l’équilibre homme/femme des traditions pré-ariennes (nous redéfinirons ce terme un peu plus précisément dans quelques temps).

Comment ?

Comme nous l’avons déjà dit, rassembler les mémoires en récoltant les écrits dispersés de part le monde, les référencer quels que soient leurs supports et leurs auteurs.
Créer un réseau de traducteurs afin de faciliter les échanges d’une langue à l’autre.
Faire circuler les informations sur le web grâce à ce site en parallèle avec la mise en place d’un centre de documentation/librairie physique dès que possible.

Qui ?

Moi, vous, eux et elles.
Toute personne, individu, collectivité, association, ayant compris et perçu que le monde déséquilibré par une gestion trop agressive et virile ne peut survivre très longtemps dans les conditions actuelles.
Tout auteur sensible à une recherche d’une certaine gestion harmonieuse de la planète.
Toute personne ayant un discours altruiste et capable de proposer une solution positive aux problèmes auxquels nous sommes tous confrontés, évoluant dans une vision futuriste positive.
Bien sûr l’intitulé du site présuppose que nous collecterons avant tout les œuvres de femmes, mais comme nous ne saurions prétendre que seules les femmes se préoccupent d’elles-mêmes et encore moins du rééquilibrage matériel et spirituel de notre bienfaisante planète, que nous ne pouvons non plus rejeter l’autre partie de l’humanité qui a sa part dans ce rééquilibrage, certains des ouvrages proposés auront pour auteur des hommes.
L’intérêt ici n’étant pas de faire de la discrimination.
Rajoutons que chaque ouvrage proposé aura été lu par l’autrice de ce site, Sylhouahe5, qui prétend ne pas faire du bête business (pas uniquement en tous cas), mais essentiellement la promotion de livres vivants en résonance avec sa sensibilité (la mienne, puisque nous ne faisons qu’une…) et qui font sens.

Sylhouahe5

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