CALIBAN ET LA SORCIÈRE, Femmes, Corps et accumulation primitive

Caliban et la Sorcière, Femmes, corps et accumulation primitive de Silvia Federici De SILVIA FEDERICI.

Caliban et la sorcière, Femmes, corps et accumulation primitive

Aux éditions Entremonde (Genève – Paris) Senonevero (Marseille)
Traduiction de l’anglais par le collectif Senonevero,
revue et complétée par Julien Guzzini.

 

La fumée des sorcières brûlées est encore dans nos narines.

Starhawk

 

Très impressionnée par cette dernière phrase, après avoir tourné la dernière page du livre de Starhawk, Rêver l’obscur, Femmes, magie et politique, je me mis à la recherche d’un livre qui me permettrait de compléter la petite annexe ajoutée à la fin de l’ouvrage intitulée Le Temps des bûchers.

Après maintes recherches, je tombai finalement sur, Caliban et la Sorcière, Femmes, corps et accumulation primitive de Silvia Federici, traduction récente d’un livre destiné à devenir LA référence sur le thème des enclosures et qui serait un des livres les plus téléchargés de ces dernières années (dans sa version anglaise, je suppose).

 

Silvia Federici est une activiste féministe marxiste, elle ne se préoccupe pas de spiritualité mais de politique uniquement, et du rapport entre condition féminine et développement capitaliste principalement. L’autrice ne va donc jamais aborder la caractéristique des Sorcières en tant que porteuses d’une religion ou d’un point de vue spirituel en relation avec les anciennes traditions, pour elle leur « savoir » est un savoir « scientifique » – médecine, herboristerie, contraception, agriculture, etc. Cependant elle nous décrit un phénomène que nous sommes peu habitué.e.s à aborder : le bouleversement social dont furent victimes les sociétés de la vieille Europe et ses conséquences sur la gente féminine et l’organisation des rapports entre les sexes.

 

Les enclosures… À l’école, on n’en avait jamais entendu parler… Ni au collège, ni au lycée, et comme je n’ai pas fait de fac d’histoire…

Bref.

Qu’est-ce que les enclosures ?

Le phénomène des enclosures est un mouvement de privatisation des terres particulièrement important qui se développa au XVI et XVIIième siècles sous l’effet de la première tentative d’accumulation des biens au moment de l’émergence du capitaliste primitif. Enclosure vient de l’anglais to close, fermer. C’était donc la « fermeture » des terres, leur mise en « enclos » par l’installation de barrières interdisant leur accès aux paysans.

Ce qu’il faut comprendre, c’est qu’à l’origine, la plupart des terres, même lorsqu’elles appartenaient à des seigneurs, étaient accessibles à tous.

Les uns et les autres, pauvres la plupart du temps, survivaient grâce à la petite manne gratuite offerte par les forêts, les clairières, les près et les champs. Certains paysans cultivaient des terres prêtées par les seigneurs, d’autres n’ayant pas d’accord spécifique ou n’étant les serfs de personne se contentaient de ce qu’ils pouvaient glaner, petit gibier, bois pour le chauffage, fruits et légumes sauvages, herbes.

Les communaux, ces terres ouvertes à tous, aidaient à la survie de tous. Les femmes y menaient leurs petits troupeaux, y développaient des potagers dont les fruits s’échangeaient sur les marchés publics, y vivaient une vie indépendante et communautaire essentielle à l’économie des villages et des familles. C’est ainsi que la plupart des femmes portait avec elle un savoir ancien lié aux semences et aux vertus des plantes.

Propriétés médicinales, qualités abortives, valeurs nourricières, puissances magiques.

 

C’est ainsi que, nous explique Silvia Federici, l’enclosure, l’arrêt de l’utilisation publique des communaux, priva une grande partie de la population d’une économie complémentaire primordiale et d’une grande part de son autonomie.

Du fait de cette perte énorme de son moyen de subsistance et de liberté – car l’autonomie est la première garante de la liberté individuelle et collective – la population se souleva maintes fois au cours de ces deux siècles. Il y eu des combats, de véritables guerres entre le pouvoir qui voulait imposer ses nouvelles règles et les paysans qui tentaient de maintenir non seulement leur méthode de subsistance, mais aussi leur culture ancestrale. Et puisque les femmes étaient les premières à être touchées par ces changements, elles furent donc les premières à se soulever, guidant les révoltés voire, créant des mouvements de résistances spécifiquement féminins.

 

On a trop souvent tendance à considérer le Moyen-âge comme un moment historique sombre, superstitieux et ignorant. On pense que, puisqu’il représente un moment charnière entre la Magnifique civilisation romaine et l’émergence de la Splendeur de la Renaissance humaniste qui nous amena à la Grandeur des Lumières, on suppose donc que le Moyen-âge fut une période de décadence vouée au retour des anciennes croyances populaires idolâtres. Ce qui est totalement faux.

Car, et sans se faire d’illusion non plus sur les mérites des siècles « intermédiaires », il se trouve que malgré l’envahissement violent du culte chrétien qui maudissait déjà l’état de « femme », les femmes gardaient une aura d’individus responsables, cultivés et totalement participants au développement culturel et économique de leur environnement, leur commune, leur ville, leur pays (bien que celui-ci n’ait pas alors la même définition que celle que nous pouvons nous faire à l’heure actuelle). C’est justement grâce à l’empreinte encore très forte des anciennes cultures préchrétiennes que Les femmes purent maintenir durant ces quelques siècles un rôle social relativement correct.

Le phénomène d’enclosure allait mettre définitivement fin à tout cela.

Et puisque les femmes étaient les premières concernées par cette transformation, elles allaient alors en être les principales cibles et les principaux « objets » de lutte.

 

Elles devinrent une partie des ces « terres à enclore » pour mieux en user.

 

En effet, Silvia Federici nous parle d’enclosure des corps comme une appropriation des corps féminins par le Capitalisme naissant.

Puisque les femmes furent les premières concernées par la disparition des communaux, elles furent parmi les plus vindicatives vis-à-vis de la nouvelle organisation sociale en cours. Mais elles possédaient aussi une particularité bien spécifique qui devait intéresser précisément les concepteurs de l’état capitaliste primitif : la faculté de mettre des enfants au monde.

Elles devaient disparaître en tant que force de résistance et se convertir en reproductrices silencieuses, soumises et dociles de la force de production (suivant les thermes de S. Federici).

Depuis plusieurs siècles déjà, les femmes se confrontaient à une difficulté toujours grandissante : la misogynie des religions judéo-chrétiennes. Le concept de la femme tentatrice, diabolique, capable de mener l’humanité à sa perte représentait un des fondements principaux des dogmes des religions du livre dès la Genèse. Née pour accompagner l’homme (malgré ce que peut en dire Annick de Souzennelle, mais nous en palerons à un autre moment), Ève provoque la chute de ce dernier, seul représentant de la vraie humanité.

Il suffisait de peu de chose pour pousser un peu plus loin l’abomination ; la femme, qui plus est, la femme savante; sage-femme, médecin, connaissant les plantes et leurs propriétés; la femme vieille « transmettrice » d’une connaissance, d’une tradition ancienne préchrétienne, fut métamorphosée en personnage malfaisant, dévoreur d’enfant, manipulateur et destructeur de la virilité mâle.

Nous étions déjà dans une société à très forte hiérarchie patriarcale et misogyne, une société qui avait de plus souffert le traumatisme de la Peste Noire quelques temps auparavant et qui gardait le souvenir des sempiternelles luttes entre le pouvoir et les populations. Ces populations plongèrent plus profond encore lorsque l’Église et les gouvernants instituèrent la chasse aux Sorcières divisant pour toujours le corps des femmes du corps des hommes, les opposant éternellement, leur imposant les rôles qu’aujourd’hui nous croyons naturels.

 

Quelle ironie !

 

Ainsi des milliers de femmes périrent dans les flammes, torturées ignoblement, accusées de crimes immondes, ainsi durant deux longs siècles de combats acharnés, de souffrances et de haine, les femmes furent assujetties pour se transformer enfin en ces esclaves obéissantes et ignorantes d’elles-mêmes, procréatrices précieuses, tout autant que reniées, de la masse laborieuse.

De plus, ces « deux siècles d’exécutions et de tortures qui ont condamné des milliers de femmes à une mort atroce ont été liquidés par l’Histoire comme étant un produit de l’ignorance ou comme quelque chose qui appartenait au folklore. Une indifférence qui frise la complicité vu que l’élimination des sorcières des pages de l’histoire a contribué à banaliser leur élimination physique sur les bûchers. » (S. Federici)

Qui aujourd’hui se rend compte véritablement de ce que cette période atroce a pu laisser dans l’inconscient féminin ? La honte, le reniement, la solitude, une souffrance indescriptible encore perceptible dans l’âme à jamais blessée de chaque femme.

Les femmes éternellement balancées dans un monde de violence où chaque homme a droit de viol sur elles.

Que devenons-nous capables de faire lorsque notre vie est en danger, lorsque la peur nous étreint d’une douleur pourtant lointaine et toujours si vive ? Nous nous renions nous-mêmes, nous renions même jusqu’à ceux et celles qui nous portent secours car nous ne comprenons plus que les solutions qu’ils nous apportent puissent nous sortir du monde qui, pour si effrayant qu’il soit, est devenu notre unique référence. Référence physique et psychologique. Nous nous identifions à nos bourreaux et cherchons à leur ressembler. Et nous voici à l’heure actuelle capables des mêmes actions viriles que les hommes, nous voilà conquérantes, violentes, nous abominons notre féminité et adorons le dieu capitalisme, celui-là même qui nous avait tuées.

Nous nous sauvons du viol en perpétuant le viol.

Nous applaudissons la boucherie que l’humanité fait de la nature, nous fermons les yeux devant le supplice infligé à d’autres nous excusant d’une trop grande sensibilité mais sans désir de prendre le risque de nous mettre en avant pour tenter de changer quoi que ce soit au déroulement des choses.

Le souvenir des souffrances anciennes rejaillit et nous avilit.

En ces siècles obscurs nous avons perdu la maîtrise de notre destinée et sommes tombées sous le joug des hommes devenus les complices, c’est Starhawk qui insiste particulièrement sur ce dernier point, du système capitaliste.

 

Les hommes complices du système capitaliste… Pourquoi si facilement, pourquoi si invariablement ?

Il se trouve que les concepteurs du « nouvel ordre » brillaient par leur intelligence et avaient très vite intégré le raisonnement du « diviser pour mieux régner« . Ils avaient compris qu’une hiérarchisation organisée sur des préceptes de séparation des sexes, des classes et des races engendrerait une société où chacun devenait l’ennemi de tous car chacun était forcément, à un moment donné, le supérieur d’un autre, jouissant de plus de droits et de privilèges.

Il était facile ensuite de jouer avec ces privilèges pour provoquer des conflits et isoler chaque groupe, voire chaque individu.

Comment maintenir une cohésion de groupe lorsque tout le monde soupçonne tout le monde ? Lorsque tout un chacun peut dénoncer son voisin, sa femme, sa fille ?

Comment développer une individualité totale lorsque partout où l’on tourne le regard des chefs méfiants inspectent le moindre de nos gestes et nous interdisent toute initiative. On ne peut qu’obéir et se taire sous peine de bannissement, de menace ou de mort, on ne peut que suivre le mouvement si l’on ne veut pas être la risée des autres, si l’on veut échapper à la vindicte populaire (qui n’a rien de populaire en réalité…).

 

Si les femmes étaient menacées dans leur intégrité physique et psychologique, les hommes eux, subirent une menace psychologique et sociale. S’ils refusaient le rôle que l’on exigeait d’eux ils ne valaient plus rien et devenaient, en quelque sorte des femmes. Devenant des femmes ils tombaient alors sous le coup des mêmes périls.

On comprendra très vite le peu de motivation pour les hommes à embrasser la cause des femmes…

Cette méthode désormais éprouvée et ayant fait la preuve de son efficacité pouvait être maintenant mise en pratique dans toute situation où le capitalisme trouvait son intérêt.

C’est donc de la même manière que les conquérants européens opérèrent en Amérique à l’époque des grandes conquêtes espagnoles, françaises et anglaises, et c’est de la même manière qu’il est encore procédé à l’heure actuelle dans les pays africains.

Division des sexes, expropriations des terres, paupérisation des populations sous couvert d’aides monétaires (FMI), destructions des cultures anciennes, déracinement des peuples, hiérarchisation intense éloignant les « chefs » de leurs subordonnés et leur faisant perdre le sens du lien qui auparavant les liaient à eux.

La pensée capitaliste s’annonça donc comme une super virilisation des civilisations. Une société de conquérants, d’accapareurs, d’intellectuels matérialistes qui, désenchantant le monde – lui ôtant son âme en quelque sorte -, ne lui octroyant qu’une vision mercantiliste organisa son propre environnement en un rapport de valeur marchande. Rien n’avait plus de valeur si elle n’était financière. Chaque être, chaque animal, chaque élément naturel s’assimila à une machine susceptible de produire cette valeur marchande.

Ainsi, l’intérêt du livre repose sur la description de la transformation de l’ancien monde, certes déjà passablement patriarcal, à une version super agressive de ce patriarcat ; le capitalisme, organisant les sociétés en Société de profit mondialisée. Caliban et la sorcière retrace pour nous ce long processus comme il fut rarement décrit et remet totalement en question notre vision de l’histoire occidentale.

 

Si l’on connait bien désormais le prétexte qui servit à la domination de la femme par l’homme – prétexte biblique – quel fut celui utilisé pour asservir les peuples américains et africains ?

Lorsque je parle un peu plus haut de « désenchantement du monde« , ce n’est pas juste une licence poétique. Pour les cultures préchrétiennes et pré-capitalistes, tout être, toute chose possédait une âme, un esprit. Une montagne était vivante, l’animal était, comme son nom l’indique, animé d’une âme, tout comme l’humain.

Dès ses origines, le christianisme posa la question de l’âme ; qui en possède qui n’en possède pas ? Très vite les synodes tentèrent de répondre suivant les intérêts des uns et les dogmes des autres.

Mais de toute façon, les montagnes devinrent des choses sans vie, les animaux perdirent leur faculté d’animation et les femmes furent proches de les rejoindre dans les limbes insondables des choses qui bougent, qui font du bruit tout en étant inanimées… Chosification à laquelle les peuples américains et africains n’échappèrent pas.

 

Une notion primordiale à intégrer ici, c’est que tout système capitaliste, donc marchand, repose sur une hiérarchisation intense des populations et sur la mise en esclavage de certains groupes de ces populations. Le but premier consistant à accumuler des richesses, des biens, des bénéfices, il était normal de trouver un moyen efficace pour produire ces richesses, engendrer ces bénéfices au moindre coût possible. On sait parfaitement que l’esclavage exista de tout temps. Il n’était pas toujours synonyme de maltraitance et faisait partie de la structure traditionnelle des sociétés. Les Patriarches de la Bible avaient des esclaves, des serviteurs. C’était une chose normale à l’époque. Mais cela l’était moins aux temps chrétiens car les mythes fondateurs du christianisme reposaient sur la résistance contre l’envahisseur romain en Judée. Le romain grand amateur d’esclaves. Or c’est parmi ces esclaves que le christianisme trouve ses racines, attirés qu’ils furent par les paroles émancipatrices du Christ. Le christianisme ne représentait pas uniquement un changement au niveau religieux, il bouleversait la totalité des fondements sociaux et politiques.

Comment justifier un retour à l’esclavagisme, pour satisfaire les besoins de l’impérialisme capitaliste, quelques siècles plus tard ? Il suffisait de prouver la non-humanité des peuples que l’on voulait réduire à l’esclavage.

Et comment prouver cette non-humanité ?

En démontrant que de par leurs comportements, ces êtres témoignaient qu’ils ne possédaient pas d’âme. Comme les animaux…

Déjà Descartes s’était penché sur le cas des animaux. Il prétendait que leur cris, lorsqu’on les frappait, ne provenait pas d’une quelconque sensation de douleur, mais d’un réflex « automatique » produisant un son, un peu de la même façon qu’une horloge (les ordinateurs de l’époque) sonne lorsqu’on met en marche un certain type de ressorts mécaniques. Les animaux étant des machines, qui se souciait alors du traitement qu’on leur infligeait ?

 

Aujourd’hui encore, les femmes, les peuples d’Amérique, les peuples d’Afrique pansent leurs plaies. Les blessures ne sont pas encore refermées d’autant plus que le néolibéralisme mondial y a replongé les mains. Il y a encore des terres à prendre, débordantes de minerais, de matières premières. Il y a encore de bonnes « affaires à faire« , quelques populations à déplacer, à déstabiliser au nom du marché roi, ou dieu. Nous sommes dans des temps où même les fondamentaux du vivant représentent un potentiel splendide de pouvoir et d’enrichissement personnel.

En ce moment réapparaissent les Sorcières. En Afrique, en Inde, au Népal, en Papouasie-Nouvelle Guinée. Dans les endroits les plus inconcevables, les Sorcières meurent assassinées signe de nouveaux processus d’enclosure en marche. Les entreprises minières, les entreprises pétrolières, agro-industrielles, les lobbies pharmaceutiques, les grands systèmes industriels, sont les dignes héritiers des États européens, des églises et des guildes des XVI et XVIIième siècles. Et comme leurs ancêtres ils savent parfaitement utiliser les croyances, les religions et les traditions pour infiltrer leurs exigences dans l’esprit des hommes et leur faire faire tout ce qui semble bon à leur business.

 

Si l’on m’avait dit il y a quelques mois que j’inclurai un livre parlant de capitalisme et se référant à la pensée marxiste dans ce site, j’aurais certainement doucement rigolé. Comment aurais-je pu supposer une minute que ma recherche sur l’origine de la diabolisation des femmes dans les traditions patriarcales judéo-chrétiennes allait m’amener à des lectures d’ouvrages d’activistes de gauche à la limite de l’anarchisme (l’anarchiste viendra dans un prochain article) et qu’elles me paraîtraient aussi fondamentales que celles décryptant les mythes et les religions ?

Sans doute la spiritualité ne se limite pas à une vision informelle du monde. Bien au contraire, il est important de comprendre que tout est en tout. Il n’y a pas d’esprit sans matière et pas de matière sans esprit. L’analyse de Silvia Federici, même si elle n’englobe pas le rôle spirituel des Sorcières, me semble primordiale cependant car, comme je le disais un peu plus haut, elle remet complètement en question notre notion de l’Histoire en nous mettant face à une compréhension plus complète de la situation conjoncturelle actuelle.

Je disais dans l’introduction que Caliban et la Sorcière me semblait être un livre de première nécessité, je le répète encore maintenant. Grâce au travail phénoménal de Silvia Federici – nous avons ici une bibliographie de plus de 30 pages !!! – nous avons de nouvelles preuves que l’Histoire n’est jamais écrite définitivement parce qu’elle est toujours pensée dans une optique de service à une cause ou un intérêt.

 

Je vous invite donc à lire Caliban et la Sorcière, Femmes, corps et accumulation primitive de Silvia Federici, vous ne le regretterez pas, d’autant que le vocabulaire y est largement accessible, sans emphase et sans prétention.

 

Bonne lecture.

Sur Amazon

Caliban et la Sorcière, Femmes, corps et accumulation primitive de Silvia FedericiCouv-Caliban et la Sorcière 1 (2)

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

ALLER PLUS LOIN

 
Il faut à tout ce monde un grand coup de fouet; mouvements sociaux et crise politique dans l’europe médiévale.
Un article de Silvia Federici publié sur le site Période.
 
Reproduction et lutte féministe dans la nouvelle division internationale du travail.
Un article de Silvia Federici publié sur le site Période
 
Une conférence à écouter, en anglais, au Fusion Art, New-York.
Attention, le son n’est pas très bon, mais suffisant pour ceux qui comprennent bien l’anglais (avec une petite note d’accent italien).
 
Un article en anglais sur le site Bristol radical History Group.

Bookmarquez le permalien.

Laisser un commentaire