LES NOMS DE LA DÉESSE

La Déesse a porté et porte encore de multiples noms dus à ses multiples fonctions et aux particularités des cultures qui l’honorèrent et l’honorent toujours.
Vous trouverez donc ici les noms sous lesquels elle est représentée dans ces diverses cultures, les références de ces dernières (si possible) et les fonctions auxquels les noms correspondent.

On fera en sorte que cette liste soit par ordre alphabétique pour une question de facilité d’accès avec, éventuellement, un lien vers une page spécifique lorsque le besoin s’en fait sentir.

Bonne lecture.

A’a, Aia, Aya :

Parèdre du dieu-soleil Shamash en Akkadien ou de Utu en Sumérien;

Abeonia

Divinité romaine présidant aux voyages, particulièrement pour les jeunes gens quittant le foyer parental pour la première fois.
Associée à Adeonia, déesse du retour.

Acca Larentia

Voir la page consacrée à Acca Larentia sur Imago Mundi.

Aditi

Ou A-diti (indivise en sanscrit) : « personnifie la Nature indivise, l’espace sans limite, l’énergie universelle pure et libre. » (Gérard Huet, The sanscrit Heritage dictionary.) Dans le Rig-Veda, Aditi est la mère de sept à douze dieux et déesses de l’Hindouisme, les Adityas, tels que Surya, Agni et Indra.
Mais Aditi représente aussi la conscience absolue, conscience du divin, point de toute émanation de la conscience intégrale, c’est à dire entière : « La Mère divine est l’œil de la Connaissance. Elle trône là au milieu du front des rishis, de ceux qui voient la Vérité. Mais Son pouvoir et Sa présence s’étendent à tout ce qui est. » (Encyclopedia of Hinduism par C.A. Jones et J.D. Ryan publié par Checkmark Books).
Aditi, la Mère Suprême, est la conscience différenciée qui apparaît « lorsqu’une infime parcelle de la Conscience inaltérable de Brahman se condense (…) ; [c’est] la Conscience de Brahman à Son premier degré de projection ». (Ma Suryananda Lakshmi, QUELQUES ASPECTS D’UNE SADHANA., Albin Michel,‎ 1963)
Chez l’homme, « Aditi se situe au sommet de la tête, au dessus de l’œil gauche qui est l’œil sattvique de la vision spirituelle. Les sages parvenus au suprême samâdhi demeurent en Elle ». (Ma Suryananda Lakshmi, QUELQUES ASPECTS D’UNE SADHANA., Albin Michel,‎ 1963)

Aello

Dans la mythologie grecque, Aello (en grec ancien Ἀελλώ / Aellố, « Bourrasque ») est une des Harpies, fille de Thaumas et d’Électre. Elle est souvent citée avec sa sœur Ocypète. (Wikipedia)

Aesylé

Une des Hyades.

Aglaé

Aglaia, est selon Hésiode la plus jeune des trois Grâces. et fille de Zeus et d’Eurynome; suivant d’autres, elle est la mère des Grâces et l’épouse d’Héphaistos.
La mythologie grecque connaît d’autres personnages de ce nom :
Aglaé, fille de Thespius, épouse d’Héraclès, mère d’Antiadès.
Aglaé, mère de Nirée, lequel, au siège de Troie, commandait un petit nombre de guerriers qu’il avait amenés de l’île de Syme. (Imago Mundi)

Aizan

Dans le vaudou, en particulier en Haïti, Ayizan (ou Grande Ai-Zan, Aizan, ou encore Ayizan Velekete) est le lwa du marché et du commerce. Elle est l’un des lwa-racine, et son nom signifierait « Terre sacrée » ou « Pays sacré »1.
Elle est invoquée lors des rites d’initiation vaudou (appelés kanzo). Son mari est Loko Atisou, qui connaît les vertus des plantes et initie les « doktè-fey » (docteurs feuilles), tandis qu’Ayizan protège des mauvais sorts[réf. nécessaire].
Son symbole est la feuille de palmier. Son vévé montre quatre traits formant un losange central hachuré représentant la feuille de palme, ou un palmier stylisé. Elle ne boit pas d’alcool, et son doublet catholique est sainte Claire (d’après gede.org).

Akhet

La déesse Akhet « la brillante » est le nom donné à une des vaches divines, c’est le nom que prend la déesse Neit en tant que mère et nourrice du dieu Rê dans la mythologie égyptienne.
Elle est la compagne du dieu taureau Mnévis et représente une forme de la déesse Hathor, Akhet est l’animal sacré d’Hathor, son lait « vie-stabilité » nourrit le pharaon, elle avance les bras chargés de pots de lait parmi les divinités de Basse-Égypte, comme sa consœur la déesse Ouryt.
En tant qu’épouse du dieu taureau Mnévis, Akhet fait partie des quatre vaches divines vivant sur la terre, une de leur tâche divine était de transmettre les offrandes du pharaon aux divinités afin d’obtenir la royauté universelle au pharaon indispensable pour régner sur l’Egypte. (guidegypte.com)

Ala

Déesse-terre africaine (Ibo).

Alcyone

Alcyone ou Alcyoné. – La mythologie grecque connaît plusieurs personnages de ce nom :
• Une des Pléiades, fille d’Atlas et de Pléione. Elle fut aimée de Poseidon, dont elle eut une fille, Aethuse, et deux fils. Hyrieus et Hypérénor. Selon Pausanias, elle eut encore deux autres fils : Hypérès et Anthas.
• Une fille d’Éole et d’Énarété ou d’Agglalé. Épouse de Céyx, tous deux périrent victimes de leur orgueil. Ils se nommaient mutuellement Zeus et Héra. Les dieux, irrités de cette présomption, les changèrent en oiseaux. Hyginus, Ovide et Virgile racontent d’eux ce qui suit : Céyx et Alcyone s’aimaient tendrement. Un jour Céyx fut obligé de se rendre à Claros; mais il fit naufrage, et la mer jeta son cadavre aux pieds de son épouse, qui attendait sur la plage. Celle-ci ne put survivre à son malheur, et se précipita dans les flots. Thétis les métamorphosa tous les deux en alcyons. Pendant tout le temps que cet oiseau couve ses oeufs, c’est-à-dire, les sept jours qui précèdent et les sept qui suivent le jour le plus court de l’année, le calme, disait-on, règne sur la mer.
• Cléopâtre, qui mourut du regret que lui causa la perte de son époux Méléagre, porte quelquefois ce nom. (Imago Mundi)

Alecto

Une des Erinyes, déesses vengeresses.
Grèce antique.

Alilat

Déesse suprême prè-coranique en Arabie du nord, mentionnée par Hérodote.
Peut-être un des noms de la Déesse al-Lat.

Allat

Al-Lat

Déesse solaire pré-islamique d’Arabie du nord.
« (arabe : اللات prononcé : /ælˈlæːt/) était une déesse de la fécondité et de la féminité vénérée en Arabie à l’époque préislamique. Son nom serait une contraction de al ilahat, déesse. Elle avait sa statue dans la Kaaba où elle était censée résider. Hérodote cite al-Lāt comme étant l’équivalent d’Ourania (L’Aphrodite céleste).
Al-Lāt, Manat et Uzza semblent avoir été les trois divinités objets du culte le plus intense à La Mecque. Ces trois déesses sont citées dans le Coran dans la sourate L’étoile. Il est dit dans le Livre des idoles que les Arabes les considéraient comme les « filles du dieu » (Allah dans le texte). On peut supposer que ce dieu était Houbal, divinité principale de la Kaaba.
Elle est mentionnée sous le nom de han-‘Ilat dans les inscriptions safaïtiques. Les Nabatéens lui rendaient également un culte et l’identifiaient à Athéna ou Minerve, mais en faisaient, selon Julius Wellhausen, la mère d’Houbal.
À l’ère islamique, al-Lāt est mentionnée dans le Coran (sourate 53:20), et le Livre des Idoles (Kitab al-Asnām) de Hicham ibn al-Kalbi selon qui Banū ʿAttāb ibn Mālik du clan des Thaqīf en avait la charge et lui avait fait construire un édifice. Elle était vénérée par tous les Arabes, y compris la tribu des Quraysh. Des enfants étaient prénommés Zayd-al-Lāt ou Taym-al-Lāt. Son temple fut détruit et brûlé par al-Mughīrah ibn Shuʿbah sur l’ordre de Mohammad. » (Wikipédia)

Voir aussi le site d’Arcturius, la page dédiée aux anciennes religions pré-islamiques.
Et bien sûr la page du site du Mouvement Matricien à ce propos.

Nous avons vu certains sites, et nous avons peut-être fait la même erreur fut un temps, penser que puisque les noms Allah et Al-Lat étaient proches alors cela signifiait que le dieu de l’islam était à l’origine une déesse. Il nous faut corriger cette erreur car Allah comme Al-Lat ne sont pas des prénoms mais bel et bien des « états », Allah signifie dieu en arabe et Al-Lat, comme il est spécifié plus haut, veut dire déesse, ni plus ni moins, il est donc normal qu’ils aient une même racine étymologique.
Autres déclinaisons du nom d’Al-Lat :

  • al-Lât
  • Allat
  • Allât
  • Allaht
  • Allata
  • Alilat
  • El-Lât

Al Ozza

Al-Ozzâ

Mentionnée dans le Coran1, al-ʿUzzā ou al-Ozzâ (arabe : عزى prononcé : /ˈʕʊzzæː/) était une déesse arabe préislamique l’une des trois divinités les plus vénérées de la Mecque avec Allat et Manat. Son nom dérive de la racine arabe ʿZY au superlatif est signifie la plus puissante. Les Arabes Nabatéens lui rendaient également un culte. Liée à la planète Vénus, elle était chez eux identifiée à plusieurs divinités grecques, romaines ou égyptiennes : Aphrodite, Uranie, Vénus, Cælestis (Junon Cælestis) et Isis. En 1974, un temple dédié à Isis/Uzza a été découvert à Pétra, le Temple des lions ailés.

La plupart des informations que l’on a sur elle proviennent du Livre des idoles (Kitab al-Asnam) de Hicham ibn al-Kalbi :

On lui avait bâti un édifice nommé buss dans lequel les fidèles venaient solliciter des oracles. Le plus important temple d’al-ʿUzza était à Nakhlah près de Qudayd, à l’est de la Mecque dans la direction de Taif. Trois arbres sacrés lui étaient consacrés. Elle était très populaire : des enfants étaient prénommés ʿAbd al-ʿUzzā (ʿAbd-al-ʿUzzā semble avoir été un prénom très porté au moment de la naissance de l’Islam) et souvent invoquée dans les serments. (Wikipédia)

Déclinaison des diverses orthographes :

  • Al-Ozzà
  • Al-‘Ozzà
  • Al-‘Ozzâ
  • El-‘Ozzà
  • Ozza
  • al-Ouzzâ
  • al-‘Ouzzâ
  • Ouzza
  • ‘Ouzzâ
  • al- Uzza
  • Al-Uzzà
  • al-‘Uzza
  • al-‘Uzzä

Uzume

Ama no Uzume

Ame no Uzume no Mikoto (ou simplement Uzume), aussi appelée Okame ou Otofuku, est la divinité de la Gaité et de la Bonne Humeur.

Uzume est notamment connue pour avoir, au moyen d’une danse érotique, aidé les Dieux à ramener la lumière sur terre en faisant sortir Amaterasu (la Déesse Soleil) hors de la caverne d’Iwayado où elle s’est réfugiée à la suite d’une querelle avec son frère Susanoo1.

Sa représentation dans l’art japonais est celle d’une personne éternellement souriante, joufflue, avec une petite bouche et un large front agrémenté de deux taches noires de part et d’autre de la médiane. Ses cheveux sont ramassés en deux bandeaux sur les tempes.

L’aspect de son visage varie quelque peu lorsqu’elle est représentée sous forme de netsuke ou de masque du théâtre nô ou de danse kagura, mais son expression enjouée autant que moqueuse ne manque jamais. Uzume se prête à toutes sortes de représentations humoristiques avec divers instruments ou enroulée autour d’un bâton ou d’une flèche (allusion à sa fameuse danse devant la grotte d’Iwayado). Elle est également dépeinte comme légèrement vêtue ou les jambes pliant sous son poids ou encore jetant des pois secs sur des démons (oni) lors du festival de Setsubun.

Son nom occasionnel d’Otafuku est une allusion au charme qu’elle a déployé en direction du Dieu Saruta-hiko lorsque ce dernier tenta de s’opposer au retour sur Terre de Ninigi. Elle est alors représentée frappant le long nez de Saruta-hiko, souvent représenté sous la forme d’un tengu, tout en se voilant la face avec la manche de son kimono. Par la suite elle se maria avec lui.

Dans les festivals populaires tels que le dengaku, elle est appelée Okame et est souvent associée avec Hyottoko en un duo comique.

La déesse est honorée au sanctuaire shinto installé au sommet du mont Inamura dans la préfecture de Kōchi. (Wikipédia)

Amaterasu

Amaterasu

(天照?) est, dans le shintoïsme, la déesse du Soleil. Selon cette religion, tous les empereurs japonais l’auraient comme ancêtre. Elle aurait introduit la riziculture, la culture du blé et les vers à soie. Elle figure sur le drapeau japonais sous l’apparence du disque solaire, accompagné ou non de ses rayons.

On accole parfois à son nom le qualificatif ōkami (大神?) ou ōmikami (大御神?) signifiant « grande déesse ». Le Kojiki et le Nihon Shoki évoquent tous deux cette déesse. Dans ce dernier, elle est aussi appelée « Amaterasu-Sume-Okami » (天照皇大神), littéralement Grand Kami Impérial Illuminant le Ciel, signifiant son lien avec les Empereurs du Japon. (Wikipédia)

Autres appellations :

  • Amaterasu Okami
  • Amaterasu Ôkami
  • Amaterasu Omikami

Ambika

Ambika

Ambika (sanskrit: अम्बिका) est un Être céleste féminin du jaïnisme. Son nom veut dire: Mère. Elle est une yaksi: un être protecteur des temps antiques, principalement pour le vingt-deuxième Maître éveillé le Tirthankara Neminath1. Elle serait une déité protectrice de la famille; elle est souvent représentée avec deux de ses fils. Les temples majeurs en Inde à l’heure actuelle où elle est vénérée sont: le temple Shri Neminath à Santhu près de Bagra dans le district de Jalore au Rajasthan; le temple Shri Kuladevi Ambikadevi, à Takhatgarh dans le quartier Pali, toujours au Rajasthan; et le temple Shri Kuladevi Ambikadevi à Padarli dans le même état. Ses temples portent souvent le nom de Shri Devi Ambika; cependant un autre nom de Ambika est Amra Kusmandini. (Wikipédia)

Elle serait aussi l’épouse de Shiva.
Autres orthographes :

  • Ambikâ

Ambrosia

Une des Hyades de la mythologie grecque.

Ameretat déesse de l'immortalité de la Perse ancienne

Ameretat

Est, en langage Avestan, le nom d’une divinité Zoroastrienne, concept de l’immortalité. Ameretat est l’Amesha Spenta de la longévité sur Terre et de la perpétuation dans l’au-delà.
Le mot amaratat est grammaticalement féminin et la divinité Ameratat est une entité féminine. Etymologiquement, l’Avesta amaratat dérive de la racine Indo-Iranienne et est linguistiquement relié au Sanskrit Védique amrtatva.

Amphitrite

Amphitrite

Déesse grecque, Amphitrite dans Homère est une personnification de la mer, fille d’Océanos et de Thétis ou de Doris et Nérée et comme ses soeurs les Néréides, son nom traduirait le bruit des vagues s’échouant sur les falaises. Elle sera plus tard associée à Poséidon (à partir d’Hésiode). [Imago Mundi]
Elle n’est pas nommée dans l’Iliade et n’apparaît que dans l’Odyssée en tant que maîtresse des monstres marins.
Amphitrite apparaît également dans l’Hymne homérique à Apollon délien (rédigé vers 700 av. J.-C.) comme l’une des déesses ayant présidé à la naissance de ce dieu, contre l’avis de Héra. Le pseudo-Apollodore, la vieillissant d’une génération divine, la range plus volontiers parmi les Océanides.

Ana

Autre nom de Brigite, déesse celte.

Anahita

Anahita

(en persan : آناهیتا), ou Nahid (en persan : ناهید, immaculée) en persan moderne, est une ancienne divinité perse. Le culte de cette déesse a atteint son apogée en Iran. On peut aussi rapprocher Anahita de la déesse sémitique Ishtar. Elle correspondrait à la déesse-rivière indienne Sarasvatî. Anahita est, d’après la mythologie perse, la mère de Mithra.
Anahita n’est pas citée dans les premiers chapitres de l’Avesta ; son culte aurait été en contradiction avec la volonté monothéiste du zoroastrisme tel qu’il est présenté dans les Gathas. Il a fallu attendre la période avestique pour que des prêtres permettent le culte de la déesse. Le Ve chapitre (Yasht) de l’Avesta, l’Hymne aux Eaux, invoque Anahita sous le nom de « celle qui hait les Daevas et obéit aux lois d’Ahura ». Le persan moderne a retenu la forme Nahid, utilisée entre autres pour nommer la planète Vénus.

Durant la période hellénistique, Anahita a été associée au culte de Mithra. Une inscription datant de l’an 200 av. J.-C. dédicace un temple séleucide d’Iran à « Anahita, Vierge immaculée, Mère du seigneur Mythras ». Le Temple d’Anahita à Kangavar en Iran est l’un des plus importants temples dédiés à la déesse.[Wikipédia]

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